Pour une mode plus Franca

Depuis mon enfance j'éprouve une forte attirance pour le monde de la mode et du dessin. Quand j’étais môme, alors que ma mère cousait à la machine je m'asseyais à côté d'elle, l'aidais à enfiler l'aiguille lorsqu'elle perdait ses lunettes ou à découdre quand la couture ne lui plaisait pas. J'ai ainsi grandi en admirant son inventivité pour redessiner de vieux vêtements et en regardant les défilés internationaux. Aujourd'hui j’utilise encore ses créations, elle m'a appris que ce n'est pas nécessaire de gaspiller une fortune pour bien s'habiller ou de trop exhiber pour avoir l'air sexy. 

 

Cette idée de la mode avec laquelle j’ai grandi se heurte à l'industrie contemporaine, dont l'artisanat n'est plus valorisé, ce côté plus humain du dessin, cette touche rendant chaque pièce unique.  L'accélération du monde moderne pèse sur la haute couture, puisque la mode influence la société et inversement.

 

Nous devons devenir des consommateurs intelligents, ne pas agir au gré des pulsions du moment, et porter un vêtement pour adopter le style d’un "influencer" ayant reçu beaucoup de "J’aime", ou parce qu'en utilisant une certaine marque nous aurions une meilleure position social. Il faut repenser nos vestiaires, si nous aimons vraiment les vêtements que nous portons, s’ils nous vont bien, si en suivant une certaine tendance nous trahisons nos valeurs ou nous véhiculons une fausse image de nous-mêmes, et non des moindres, si pour acquérir ces vêtements nous dépensons beaucoup plus que nos revenus. Par ailleurs, réfléchissons aux corollaires de la fabrication des vêtements que nous achetons, dont l’exploitation de la main d’œuvre et la pollution.

 

Nous pouvons soulever d’autres questions et pousser encore plus loin notre réflexion. Les grandes enseignes, ne peuvent-elles pas se servir des médias pour mettre en avant des valeurs universelles ? Ne peuvent-elles pas attirer l’attention du grand public sur des problématiques sociales ? Alors, le consommateur n'est pas le seul en mesure d'agir, mais tous les acteurs du domaine de la mode. En effet, la mode peut être un prétexte à aborder des causes plus sérieuses. À ce propos, l'ancienne éditrice de Vogue Italie, Franca Sozzani, évoquait des sujets controversés dans ses publications tels que le racisme, les agressions au foyer et les marées noires.

 

En définitive, il faut que l'industrie de la mode renonce à son ancien rôle de miroir de la société pour jouer de son autorité sur le peuple. Il est temps de diffuser des publications sur de vraies problématiques fusionnées à la mode et l’art, de promouvoir un style de vie reposant sur des valeurs, d’encourager l’utilisation des textiles écologiques, de s'opposer au diktat de la maigreur. Il y a nombre de stratégies dont tous les passionnés de la mode peuvent s’emparer en vue de favoriser des réformes sociales. Soyons des consommateurs judicieux et des citoyens responsables.

 

 

Grisel Sánchez

Traduit par Desiree Sánchez

 


Comme cendrillon

L'une de mes fermes convictions c'est que l'on doit entretenir une bonne image, en fonction de ce qu'on vise ou prétend être, que l'on aille au super marché ou au bureau, il faut adapter son style. J'essaie de faire tel que j'écris dans mes articles, ce n'est pas pour autant facile. Jadis on m'a demandé : que dirais-tu à l'équipe d'agents de nettoyage pour la convaincre d'entretenir une bonne image ?

 

C'est certainement un défi, car je m'adresse souvent aux commis de bureau et aux free-lances ayant la flexibilité de changer de chaussures, de se mettre un blazer ou un beau collier; cependant, pour d'autres postes la tenue doit plutôt être pratique et pas nécessairement jolie. Dans ce cadre, un agent de nettoyage doit s'habiller de façon à combattre la poussière, dès lors le confort détrône la beauté.

 

Mais la beauté étant dans les yeux de celui qui regarde, il faut se tourner vers d'autres composants de l'image que nous renvoyons. Commençons par la taille des vêtements : choisir la bonne taille s'avère fondamental, pas très ample, pas très serrée; ensuite, les cheveux : éviter de les assujettir avec des accessoires qui ressemblent à ceux qu’on utilise au salon de coiffure; enfin, la propreté : veiller à ce que nos vêtements n'aient pas de taches, de plis ou de déchirures. Pour que la combinaison de ces détails soit efficace, il faut y ajouter la politesse, le ton, les gestes, et l'attitude.

 

En dépit de la position que vous occupiez, ces éléments seront pris en compte en cas de promotion. Je peux vous raconter l'histoire d'un facteur très coquet qui portait toujours des cravates, il était désinvolte et prenait souvent le relais de la hôtesse si nécessaire, à présent il travaille dans le département comptable. J'ai aussi entendu l'histoire de deux professionnelles de ménage, toutes les deux faisaient bien leur boulot, mais seulement une prenais soin de son apparence. De la sorte, cette dernière a conservé son poste lors des licenciements.

 

Il y en a beaucoup d'histoires comme celles-ci dont la clé de la réussite a été la cohérence entre le comportement et l'image. Il est vrai qu'entretenir une bonne image peut résulter difficile pour certains, mais ce n'est pas hors d’atteinte.

 

Grisel Sánchez

Traduit par Desiree Sánchez

 


Ce n'est pas si serré comme pour étouffer

Lorsque je ferme les yeux je vois cet homme en costume, portant au cou un foulard en soie bleu et rouge qui s'enfonçait dans sa poitrine et disparaissait sous une chemise à moitié boutonnée. C'était la scène d'un film dont j'ai oublié le nom, je garde cependant le souvenir de cet homme d'allure élégante qui grâce à son foulard apparaissait á la fois chic et décontracté.

 

Je crois qu'à partir de cet instant j'ai eu un coup de foudre pour ces accessoires, j'ai alors commencé à les collectionner en différentes couleurs, tissus et tailles, mais ce n'était qu'une collection. En réalité, je les portais rarement car vivant dans un pays tropical, alors ils finissaient maintes fois pendus de mon sac à main.

 

Dans un monde accéléré, il nous arrive souvent de préférer le confort à tout autre chose requérant un effort. On voit de moins en moins d'hommes en costume et cravate, les femmes d'ailleurs remplacent les talons par les baskets, et une tenue simple pour le bureau devient plus facile à porter. Il faut néanmoins réfléchir à l'impact de cette tendance sur l'image que l'on renvoie aux autres, puisque tout effort en vue de soigner notre apparence sera largement récompensé.

 

L'homme de mes souvenirs est parvenu à véhiculer l'essentiel de son personnage, un gentleman savant, authentique et hardi. Le foulard a indubitablement joué un rôle dans cette réussite, cet un accessoire dont la flexibilité nous permet de montrer notre style si éclectique qu'il soit. On peut le porter serré ou dénoué autour du cou, au-dedans ou en dehors de la chemise, de même qu'autour du poignet ou de la tête; en couleurs chaudes il transfère de l'enthousiasme et de la vigueur, alors qu'en couleurs froides il transmette de l'élégance et du calme.  

 

Au bout des années le foulard est devenu mon accessoire préféré, alors je le porte malgré la canicule pour afficher mon allure distinguée et embellir ma tenue. Il est toujours nécessaire de faire un effort afin de montrer le meilleur de soi-même, je t'invite à chercher de nouvelles façons d'améliorer ton apparence, le foulard peut être le compagnon idéal dans cette nouvelle quête.

 

Grisel Sánchez

Traduit par Desiree Sánchez

 


Devine qui est-ce

La rumeur s’est répandue au bureau, nous aurions un nouveau directeur financier et nous l’attendions impatiemment. Chaque fois que nous observions quelqu’un en costume et cravate, nous pensions qu'il était peut-être le candidat pris, c'était donc amusant d'y nous retrouver en jouant à deviner le personnage.

 

L’image est si puissante que nous nous promenons dans la rue en jugeant tous ceux que nous rencontrons, notre cerveau s’est ainsi habitué à associer des images et des comportements nourrissant des stéréotypes. Bien que nous pensions que nous formons des jugements exclusivement par le biais du raisonnement logique, souvent nous méjugeons faute d’information.  

 

Revenons-en à notre première idée, alors nous essayions de deviner qui serait notre boss, tandis que nous assemblions une poupée. À en croire son curriculum, il s’agissait d’un manager chevronné, mais pas si vieux que ça, provenant d’une boîte renommée. Comme il travaillait dans le domaine financier nous l’avions cru très formaliste en apparence.  Par surprise, il ne s’agissait pas d’aucun des hommes en costume et cravate que nous avions vus défiler dans le bureau. Au fait, la première fois que j'ai vu le nouveau patron, il portait un jean bleu foncé, des chaussures richelieu marron, et une chemise blanche à manches courtes ; d'ailleurs, chacune de ses vêtements s’accordait à sa silhouette. En plus, il s’exprimait d’une voix au timbre modéré mais rapide, il m’a donc semblé quelqu’un d’affable, dynamique et poli.

 

À mon avis, il est important que les directeurs ainsi que les managers soient accessibles ; de la sorte, s’ils étaient formalistes et s’habillaient souvent en costume et cravate, ils pourraient néanmoins défaire la muraille bâtie au moyen de leur tenue, et dès lors, permettre aux subalternes de s’adresser à eux en toute confiance en cas de conflit ou de proposition de nouvelles idées. Naguère, j’ai connu des directeurs dont la tenue était régulièrement impeccable ; cependant, leur attitude distante et conservatrice persuadait tout le monde de ne pas s’approcher d’eux.

 

Pour ce qui est de mon impression sur le nouveau directeur je n’ai pas eu tort, mais encore, on ne peut pas tout savoir à première vue, il faut entrer en contact avec les autres afin de valider nos intuitions.

 

Grisel Sánchez

Traduit par Desiree Sánchez

 


L'histoire derrière le hashtag

#notaboringuniform

Ce projet voit le jour en raison de mon éternelle lutte contre la tenue de travail. Au fait, portant tous les jours les mêmes vêtements pour aller au boulot j'était en train d’anéantir ma créativité, mon désir d'être spéciale et originale. Puisque je mettais chaque matin une chemise blanche et un pantalon noir avec des souliers, un jour j’ai décidé de tout bousculer.

 

Je me souviens encore mon dernier entretien de travail, lorsque j’ai demandé à la responsable de recrutement la possibilité d’utiliser des chaussures autres que des souliers noirs, elle a rétorqué : « tout me va du moment que ce n'est pas de chaussures pour aller en boîte ». J'ai trouvé sa réponse à la fois amusante et rassurante, car je souhaitais casser la routine à tout prix.

 

Même si j'ai toujours été passionnée par la mode, j'ai bâti un mur infranchissable entravant mon développement professionnel puisque je n'apportais aucune modification à ma tenue. En fait, la communication étant essentielle aux négociations, apprendre à bien s'habiller devient un outil incontournable. 

 

Affranchis-toi de la monotonie, développe ta créativité, commence par utiliser des accessoires, une nouvelle paire de chaussures, un sac a main attrayant... relève le défi et change ta vision des choses. Alors, cette galerie de photos et ces commentaires t'aideront à faire de ta tenue le miroir de ta personnalité, tes rêves et tes passions. Je t’assure que ta tenue ne t'ennuiera plus! 

 

Grisel Sánchez

Traduit par Desiree Sánchez

 


Lorsque ta tenue raconte ton histoire

Quand j'étudiais à la fac je rêvais de devenir directrice de banque. En effet, bien que je ne sois pas douée pour les chiffres, j'ai toujours aimé regarder des directrices de banque en tailleur car renvoyant cette assurance, ce "oui je peux", ce "je suis une entrepreneuse", bref, leur tenue me parlait de leur succès et de celui de l'entreprise à laquelle elles appartenaient.  

 

Ce désir de travailler à la banque trouvait source dans l'image corporative mise en avant par ses employés au moyen de leur tenue. Aussi vrai que beaucoup d'entreprises s'emparent de cette stratégie sans toutefois tenir compte de ce qui ressent l'employé. Autrement dit, il ne suffit pas de porter une tenue ravissante, mais chaque employé doit se sentir à l'aise dans ses vêtements tout en gardant la confiance en soi-même.

 

À ce propos, s’il est vrai qu'il n'y a pas un modèle favorable à tout type de silhouette, il est toutefois possible que l'entreprise permette à l’employé de porter des vêtements sur mesure. Par exemple, si la tenue comporte un pantalon noir, à l’employé de choisir entre une coupe palazzo, une coupe droite et une coupe évasée. De même, si la tenue comporte un gilet, l'employé de petite taille pourrait opter pour un gilet court, alors que l'employé de grande taille pourrait se décider pour un gilet long. Quoi qu’il en soit, toute vêtement doit se conformer à la couleur et le logotype de l'entreprise. 

 

Par ailleurs, ces détails s'avèrent indispensables pour que l'employé se sente bien dans ses vêtements, affichant ainsi son assurance et sa fierté. 

De la sorte, l'entreprise pourra effectivement communiquer au travers de ses employés et réussir ses objectifs.

 

J'ai travaillé dans des entreprises dont le code vestimentaire était inébranlable ou bien souple. Dans ce cadre, ma dernière expérience a bousculé les habitudes de mes copains du fait que désormais ils envisagent leur tenue comme un outils incontournable. Bien que je n'aie toujours pas réussi mes rêves de jeunesse, au fil du temps j'ai découvert qu'il ne faut pas travailler à la banque pour que ta tenue parle de toi.

 

Grisel Sánchez

Traduit par Desiree Sánchez

 


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